🏂 Je suis Jenny et je fais pipi au lit

Partie 5 : Direction la montagne

⚠️ Ceci est une œuvre de fiction

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Maman a convenu que nous partirions le samedi matin très tôt en vacances, pour éviter autant que possible les embouteillages. Aussi, pour ne pas à avoir à aller chercher Arnaud chez lui en pleine nuit, il dort à la maison ce vendredi soir.

Nous sommes tous les trois, Noa, Arnaud et moi, surexcités à l'idée de partir demain matin. Maman, elle, est surtout stressée d'oublier quelque chose d'important.

Pendant cette semaine, les discussions ne tournaient qu'autour des vacances, du voyage, des activités et des couches. C'est un sujet qui revient très souvent dans la bouche d’Arnaud. De ce qu'il me dit, j'en retiens vraiment que ça le rassure et qu'il se sent en sécurité quand il en met. Quant à moi, si je devais choisir deux mots, ce serait : honte et bébé.

Après le dîner, maman nous envoie nous mettre en pyjama et nous laver les dents. Elle veut que nous nous couchions tôt car le réveil sera mis à 4 heures du matin. Bien évidemment, je donne une de mes couches à Arnaud lorsque j'en prends une pour moi. Quelques minutes plus tard, nous sommes tous les trois dans nos lits et maman vient nous dire de rapidement nous endormir.

- Je ne ferai pas pipi dans ma couche, me dit Arnaud, ni ce soir, ni demain matin, comme ça je la garderai pour le trajet de demain.

- Tu sais, dis-je, maman elle m’en fait porter une pour les longs trajets, donc elle ne dira rien si tu fais pipi dans celle que tu as là et que tu en prends une autre demain.

- Ah bon ? Tu es sûr ?

- Certaine !

- Trop cool, me répond-il.

Je sens bien que ce que je viens de dire fait plaisir à Arnaud. Noa, lui, dort déjà, et je ne tarde pas à m’endormir moi aussi.

Le lendemain matin lorsque maman vient me réveiller, Arnaud et Noa sont déjà debouts, je les entends hors de la chambre. C’est fermetures l’effervescence dans l’appartement. Je me lève, en mode zombie, et je vais prendre mon petit-déjeuner. Les garçons sont surexcités et maman est obligée de les calmer. Je peux voir qu’Arnaud a toujours sa couche de la nuit et j’entends maman lui dire d’aller se laver. Il lui demande s’il peut en remettre pour le trajet, et elle lui dit oui.

- N’oublie pas de mettre la tienne, me dit alors maman.

- Oui, ne t’inquiète pas, lui dis-je. En même temps, avec Noa et Arnaud énervés comme ils le sont, je ne risque pas de m’endormir dans la voiture.

- On va tout de même éviter de prendre des risques.

Environ 30 minutes plus tard, nous sommes tous les quatre dans la voiture et quittons le parking. J’ai ma couche sous mon jogging, tout comme Arnaud. Je suis enfin complètement réveillée, et je dois bien admettre que moi aussi je suis plutôt excitée de partir enfin. Cela fait tellement de semaines que l’on attend ce moment, que je n’en pouvais plus d’attendre.

- J’espère que nous n’avons rien oublié, dit maman anxieuse.

- Si l’on a nos combinaisons de ski et nos gants, dit Noa, on a tout ce qu’il faut !

- Des bonnets aussi, dis-je car je suis frileuse.

- Et des couches ! ajoute maman. Il n’est pas question que la literie soit mouillée, je n’ai pas envie qu’ils gardent la caution que j’ai versée pour la réservation du logement.

Cette phrase fait sourire Arnaud. Entre son séjour à la neige et les couches qu’il va pouvoir porter, je sens qu’il va être heureux avec nous pendant cette semaine.

- Au fait Arnaud, lui demandé-je, tu les as mises les couches que je t’ai données pour chez toi quand tu es venu dormir la dernière fois ?

- Oui, elles sont trop bien, je les adore. J’en ai mis une pendant une nuit et j’ai trop bien dormi. Les deux autres, c’était en journée. Une, c’était un mercredi, quand on n'avait pas école. Je suis d’ailleurs allé chez un copain. C’était amusant car son petit frère portait lui aussi une couche, mais lui n’avait que deux ans. Et la dernière couche, c’était pendant les heures de classe.

- Ah bon ? dis-je étonnée. Tu n’as pas peur que les autres la voient ? Ils se moqueraient, c’est sûr !

- Je me suis aperçu que personne ne fait attention à mes vêtements, et encore moins à ce qu’il y a en dessous.

- Et tu as fait pipi dedans ce jour-lĂ  ?

- Oui, c’est trop bien, j’adore ! Pas besoin d’aller aux toilettes.

Encore une fois, Arnaud me parle du fait que sa couche est pratique et qu’il fait volontairement pipi dedans. Cela me sidère, comment peut-on vraiment se décider à faire volontairement pipi sur soi ? D’autant plus quand il y a des WC à proximité…

- Et ta maman n’est vraiment pas au courant ? continué-je de le questionner. Elle n’a jamais rien vu et jamais rien trouvé dans ta chambre ?

- J’ai eu peur plusieurs fois, mais non, rien. En tout cas, elle ne m’en a jamais parlé.

Maman conduit et nous écoute tandis que je discute avec les garçons. Nous sommes installés tous les trois à l’arrière et je me suis mise au milieu. Au bout d'un certain temps, je sens que je vais m’endormir et ma tête commence à tomber sur le côté. Le fait d’avoir ma couche me rassure, je sais que même si je m’endors, je ne risque pas de mouiller le siège et de me faire disputer par maman.

Lorsque je me réveille un peu plus tard, je m’aperçois que je ne suis pas la seule à m’être endormie, Noa et Arnaud dorment aussi. Maman a besoin d’une pause et s’arrête sur une aire d’autoroute. Il y a beaucoup de monde sur le parking. Je ne peux pas dire que j’ai envie de sortir dans le froid au milieu de tout ce monde, d’autant plus que je sens que ma couche est mouillée et a pris du volume. Maman me demande si je veux sortir faire pipi ou changer ma couche et je lui réponds que non. Elle secoue doucement les garçons et leur demande s’ils ont besoin de faire pipi. Dans un demi-sommeil, ils répondent qu'ils veulent rester dans la voiture pour continuer à dormir.

Lorsque maman revient, elle me propose de passer sur le siège avant pour discuter avec elle, et c’est ce que je fais. Je me glisse sur le siège passager avant et maman reprend la route. Je vous qu'à les pieds se trouve mon paquet de couches.

- J’ai vu que ta couche est mouillée, me dit-elle.

- Oui je crois que j’ai fait pipi pendant que je dormais.

- Heureusement que tu en portais une alors.

Nous discutons de ma couche, et aussi d’Arnaud. Je questionne maman sur le fait qu’il aime porter des couches, que je trouve quand même cela un peu bizarre. Elle me répond qu’il y a des choses comme ça, qui ne s’expliquent pas toujours, et que la normalité n’existe pas.

Le trajet continue et les garçons se réveillent. La route de montagne commence et les virages s'enchaînent. La neige est de plus en plus présente sur les côtés et le jour s’est maintenant levé. Les vacances à la neige ne sont pas loin de commencer et l’excitation de tout le monde se fait à nouveau sentir dans la voiture. Je crois que même maman s’est laissée gagner par notre enthousiasme. Nous montons de plus en plus sur la montagne, et nous ne sommes pas les seuls. Les voitures sont les unes derrière les autres, et on n’avance pas vite. Environ 45 minutes plus tard, le GPS annonce encore plus de 30 minutes de route. Moi, j’ai de plus en plus en plus envie de faire pipi quand j’entends Noa :

- Maman, j’ai envie de faire pipi.

- Moi aussi j’ai un peu envie, lui répond-elle, mais ce n’est pas vraiment pas possible de s’arrêter. Il n’y a pas de place sur les côtés, il y a trop de neige.

- J’ai envie aussi, dis-je en regardant maman.

Seul Arnaud ne dit rien, et j’imagine bien pourquoi : il a très certainement fait pipi dans sa couche. Quelques minutes s’écoulent et nous n’avons avancé que de quelques dizaines de mètres. Je me tortille de plus en plus sur mon siège et je crois bien que je vais bientôt perdre le combat contre ma vessie. J’ai bien pensé laisser sortir mon pipi, il serait absorbé par ma couche, mais me résigner à faire ça équivaudrait pour moi à être un bébé.

- Fais dans ta couche ma chérie, me dit maman en me regardant bouger dans tous les sens.

- Et moi maman, demande Noa, je fais comment ? Je ne vais pas pouvoir me retenir encore longtemps.

- Ne mouille surtout pas le siège en tout cas, je te rappelle que tu ne portes pas de couche. Deux solutions, soit je m’arrête au milieu de la route et tu sors faire pipi rapidement, soit…

- Mais non, répond-il en coupant la parole à maman. Je n’ai pas envie de faire pipi devant toutes les personnes qui sont dans leur voiture, elles vont se moquer de moi !

- La seule autre solution à part se retenir, reprend maman, c’est d’enfiler une couche et de faire pipi dedans…

Étrangement, je vois Noa jeter un regard vers Arnaud, mais maman ne l’a pas vu. Cela me donne une drôle de sensation, comme si tous les deux en avaient déjà parlé et s’attendaient peut-être bien à ce que maman prononce cette phrase. Quelques secondes se passent avant que maman ne relance la conversation :

- Alors Noa, que décides-tu ? N’attends pas le dernier moment pour te décider.

- Je préfère mettre une couche, lance-t-il alors.

- Alors déshabille-toi, lui dit maman. Jenny, me dit-elle alors, le sac avec les couches de rechange pour le trajet est à tes pieds, sors-en une pour ton frère s’il-te-plaît.

Je fais ce que me demande maman et sors une de mes couches. Noa, lui, se déshabille et attrape ensuite la couche que je lui tends pour l’enfiler. Jamais il n’a essayé de couches auparavant, du moins que je le sache. Et là, c’est sans aucune honte qu’il en met une pour faire pipi dedans. Je trouve ça vraiment curieux. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, Noa s’est soulagé. Je l’envie. Il n’a pas remis d’habit sur sa couche, aussi cette dernière est visible et surtout bien gonflée.

- C'est fait ? Demande maman qui conduit et qui ne peut donc pas se retourner pour voir Noa.

- Oui, répond Noa, ça va beaucoup mieux.

- Et toi Jenny ? Me demande maman.

- Je vais essayer de me retenir encore un peu, dis-je d'une petite voix pas vraiment convaincue.

Je sais très bien que je ne pourrai pas me retenir encore bien longtemps, mais je veux surtout éviter d'avouer ma capitulation. Je préfère faire passer cela comme une défaite, à mes yeux, cela fait une grosse différence. Moins de deux minutes plus tard, n'en pouvant plus de me retenir, je laisse mon pipi couler et ma couche se remplit, encore, et encore. Je suis assise, sans bouger, fixant la voiture devant moi. Cela s'arrête enfin et ma vessie me fait encore mal tellement elle a été mise à rude épreuve. Je ne dis rien à maman mais j'imagine qu'elle a compris que j'ai fait pipi.

Environ 30 minutes plus tard, et de nombreux virages, nous sommes enfin arrivés dans le centre de la station, devant l'agence immobilière. Maman nous indique qu'elle va aller chercher la clé, et que nous pouvons attendre dans la voiture, qu’elle laisse le moteur allumé pour que le chauffage continue. La voiture est stationnée en double file, avec les warnings allumés. Il se passe bien 5 minutes, puis 10, puis 15. Nous commençons à trouver le temps long mais maman n’est toujours pas revenue. Tout à coup, un homme frappe à la fenêtre et cela nous fait tous les trois sursauter.

- Il ne faut pas rester là, nous dit l’homme qui est en fait un agent de police.

- Maman est partie chercher des clés, dis-je à travers la vitre.

Je peux voir que le policier n’est pas vraiment content et il ne me répond pas. Juste avant de partir, il regarde par la fenêtre de la porte arrière et doit certainement voir la couche que Noa porte. Noa, d’ailleurs, se précipite de mettre son jogging sur ses cuisses pour cacher sa couche. Cela fait bien rire Arnaud. Maman arrive quelques minutes plus tard. Nous lui racontons ce qu’il vient de se passer. Elle regarde alors si elle voit le policier et démarre la voiture.

Nous roulons encore au pas quelques minutes parmi le flot de voitures et les tas de neige sur les côtés de la route. Maman s'agace un peu, il est temps que nous arrivions. Après avoir tourné quelques minutes autour d'un bâtiment, nous trouvons enfin une place pour garer la voiture.

- Noa, dit alors maman, tu comptes vraiment aller jusqu'Ă  l'appartement avec ta couche visible ?

- Heu… Non maman…

- Alors enlève-là et remets ton slip et ton jogging ou alors enfile-les par-dessus ta couche. Dépêche-toi en tout cas

Noa choisit la deuxième option et enfile slip et jogging par-dessus sa couche. Nous voilà enfin tous prêts, lourdement chargés, à tirer nos valises et à porter différents sacs, soit remplis de courses, soit de vêtements et de chaussures. Il y a un sac que m'a donné maman et qu’il ne me plaît d'avoir à la main car c'est le sac de mes couches. Le dessin dessus ne laisse aucun doute sur ce qu'il contient et vu le monde autour de nous, je ne suis pas très à l'aise de le porter.

Nous trouvons enfin l'entrée du bâtiment, puis l'ascenseur et enfin la porte de l'appartement. Maman entre la première dedans et se dépêche de chercher les WC. Moi, entre mon sac de couches et ma couche bien mouillée que j'ai sous mon jogging, je n'ai pas fait la fière devant toutes les personnes que l'on a croisées. Je suis bien contente d'être enfin arrivée dans l'appartement. Noa, Arnaud et moi déposons toutes nos affaires et commençons à l'explorer. Il y a un salon avec un petit coin cuisine, une chambre avec un lit double, une salle de bain et ce qu'ils appellent un coin montagne, c'est à dire un petit recoin où se trouvent des lits superposés au nombre de trois, c'est la première fois que je vois ça.

- Je prends évidemment la chambre, dit maman en arrivant à ce moment-là. Choisissez chacun un des lits superposés et déposez vos affaires dessus.

Il est convenu que le plus âgé, Arnaud, dormira tout en haut, et le plus jeune, Noa, en bas. Je me retrouve donc au milieu et cela me va très bien.

Maman nous demande d'enlever nos couches et que nous sortions visiter un peu la station pour nous inscrire aux cours de ski ou de snow.

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