🛏️ Constance Médical
Partie 5 : Explications
⚠️ Ceci est une œuvre de fiction
⚠️ Reproductions et distributions interdites
Lorsque je me réveille, il fait jour dehors et les oiseaux piaillent dans le jardin. Après avoir ouvert les yeux et pris une petite seconde pour me rappeler où je me trouve, je percute que je suis chez Constance. Ce n'est par contre que lorsque je change de position que je me rappelle que je porte une couche.
Pourtant, je me fais la remarque que ce n'est pas comme d'habitude à la maison, ma couche est toute froide. Je passe alors ma main dans mon pyjama et me remémore quel type de couche je porte.
Il n'y a aucun bruit dans la maison et n’ayant aucune notion de l'heure qu'il peut être, je décide de me mettre debout mais sans faire de bruit, histoire de ne réveiller personne s’il était encore tôt.
Une fois sur mes deux pieds à côté de mon lit, l'envie de voir à quoi ressemble cette couche me titille. Il faut dire que je viens de sentir le poids de mon attirail de la nuit, tomber entre mes jambes. Des gestes habiles de mon unique matin, me permettant de descendre mon pyjama jusqu'à ce que je puisse constater mon état.
Ma couche, hier blanche et plaquée contre mon corps, est ce matin jaunie et pendante dans ma culotte transparente. Nul doute que j'ai fait pipi.
Nous n'avons pas parlé de ce que je devais faire ce matin une fois réveillé. Je me demande donc si je dois descendre au rez-de-chaussée habillé ainsi, ou si je dois me rendre à la salle de bain pour me laver avant. Si au moins je savais l'heure qu'il est, cela pourrait me donner un indice…
Je me décide donc d'aller déjà voir sur le palier, peut-être qu'une porte ouverte me permettra de savoir si mes parents ou Constance sont levés. Je fais donc mes premiers pas avec cette couche avant de m’apercevoir que je n'ai pas remonté mon bas de pyjama. Je remonte donc mon pyjama pour cacher mes méfaits de la nuit et avance jusqu'à la porte avant de l'ouvrir le plus délicatement possible.
Toutes les portes du palier sont fermées mais j'entends cependant du bruit en bas. Tout en écartant un peu les jambes car je m'aperçois que je fais moins de bruit ainsi en marchant, je descends une à une les marches. Plus je descends, plus ce bruit me laisse à penser qu'il provient de la télévision et non de voix des parents.
Tout doucement, j'avance maintenant vers la provenance du bruit qui provient de manière certaine d'une télévision, qui plus est d'un dessin animé. De là où je me trouve, à l'entrée de la pièce, je peux voir Constance, assise dans le canapé, les jambes repliées, ses genoux près de son menton. Cette position oblige sa chemise de nuit à être remontée, et donc à découvrir ce qu'elle est censée cacher : sa couche.
J'étais inquiet et gêné à l'idée de me montrer avec ma couche de la nuit, qui plus est mouillée, je le suis maintenant beaucoup moins. Déjà parce que je ne serais pas le seul, mais aussi parce que je me dis qu'il est fort probable que plus aucun adulte ne soit encore présent dans la maison. Les parents de Constance sont certainement déjà partis travailler, quant aux miens, partis eux-aussi.
- Salut Denis, me dit alors Constance qui s'est aperçue de ma présence. Ça fait un moment que tu es là ?
- Une minute, réponds-je.
- Moi ça fait un bon moment que je suis levée et que je t'attends.
- Les parents sont partis ?
- Oui. Les tiens m'ont dit de te faire un bisou et les miens de nous attendre sagement pour manger Ă midi.
Cette réponse de Constance me surprend un peu. Ce qu'elle me dit signifie qu'elle a vu les adultes ce matin et elle porte par contre encore sa couche de la nuit. Ne lui ont-ils pas dit d'aller l’enlever et de se doucher ?
- Viens t'asseoir, me dit-elle.
- Je vais aller Ă la salle de bain, dis-je.
Par aller Ă la salle de bain, j'entends surtout enlever ma couche et me laver.
- Tu as le temps, il n'est que 10 heures. Mes parents n'arriveront pas avant midi.
- Je préfère y aller maintenant, réponds-je.
Constance semble préférer rester dans sa couche de la nuit plutôt que d'aller se changer. Elle m'avait déjà surpris hier soir en mouillant sa couche alors qu'elle était réveillée, et maintenant elle ne montre aucun intérêt à l’enlever.
Environ 15 minutes plus tard, je la retrouve. Moi je suis lavé et habillé, et Constance, elle, est toujours devant la télévision. Elle est cette fois-ci allongée sur le canapé, toujours en train de regarder la télévision. Sa chemise de nuit, remontée sur ses fesses, laisse entrevoir le bas de sa culotte plastique, ainsi qu'une partie des couches qu'elle contient.
J'avoue que je ne comprends pas Constance. Elle n'est déjà nullement gênée de rester ainsi dans sa couche mouillée de la nuit, mais semble en plus se moquer complètement que je puisse la voir.
- Tu n’enlèves pas ta couche ? Lui demandé-je curieux en venant m’asseoir à ses côtés.
- Si, si, me répond-elle sans même me regarder, je vais y aller. Il n'y a pas le feu non plus.
Un rapide calcul de ma part me permet d'établir que si elle a vu les parents, c'est qu'elle est levée depuis au moins une heure sachant que je sais que le magasin ouvre ses portes à 9 heures.
- Tu n'as pas eu envie de faire pipi depuis que tu t'es réveillée ? La questionné-je.
Je vois alors Constance attraper la télécommande et s'en servir pour éteindre la télévision.
- Il faut que je te dise quelque chose, me dit-elle en se tournant vers moi. Tu vas rester toute la semaine Ă la maison, alors autant que tu le saches maintenant.
- Tu es malade ? Dis-je inquiet.
D’abord dubitative devant la question, Constance se met à rire avant de redevenir plus sérieuse.
- Rassure-toi, je ne suis pas malade du tout. C'est juste que, comme papa et maman le disent, je suis un peu fainéante…
Je repense immédiatement à ce même mot que maman a utilisé hier soir en parlant de la vessie de Constance.
- Je ne comprends pas, dis-je en train de réfléchir.
- Ne sois pas surpris par ce que je vais te dire, me répond Constance d'une manière très sérieuse et limite solennelle, car je vais le dire le plus simplement possible : j'aime bien porter des couches.
Cette phrase, je l'entends, elle résonne dans ma tête, mais je ne suis pas sûr d'en comprendre le sens. Constance ne blague pas, ça, j'en suis certain. Elle vient de me dire qu'elle aime porter des couches.
- Mais pourquoi ? Personne n'aime ça ! Les bébés en portent parce qu'ils n'ont pas le choix, mais quand on grandit, on a envie de les enlever. Moi, j'en mets la nuit parce que sinon je mouille mon pyjama et mon lit. Mais dès que je me réveille, j'enlève ma couche. Je n'aime pas ça.
- Moi aussi j'en mets pour ça. Mais j’aime bien, c'est pratique aussi la journée.
- Pratique ?
- Ouais, comme ça je peux faire pipi n'importe quand, je n'ai pas besoin d'aller aux toilettes.
- Tu as fait exprès de faire pipi dedans hier soir avant que l'on aille se coucher ?
- Oui, dit-elle dans aucune honte, et ce matin aussi.
Je trouve ça incroyable. Jamais je n'aurais pensé que c'était possible d'entendre ce genre de chose. Pour moi, c'est la honte de porter des couches, c'est les bébés qui en portent. À 11 ans, comment peut-on apprécier d'avoir une couche sur soi alors que l'on peut aller aux toilettes…
- Ils disent quoi tes parents ? Demandé-je.
- Ils s'en fichent, me répond Constance. Ils s'amusent à dire que je suis feignante, et c'est vrai. Ils me disent que je ne fais de mal à personne, et que si ça ne me dérange pas, eux non plus. Tu me trouves bizarre ?
- Un peu, dis-je. Je ne comprends pas trop.
- Je vais aller me laver et m’habiller. Attends-moi.
Je vois alors Constance se lever et s'éloigner. Je prends conscience que ce que je viens de lui dire n'est pas très gentil. Je n'aurais pas dû lui dire qu'elle était bizarre, je m'en veux. Aussi, quand elle revient un peu plus tard, et après avoir beaucoup réfléchi, je m'avance vers elle.
- Pardon Constance, dis-je. Je n'aurais pas dĂ» te dire ce que je t'ai dit. Tu n'es pas bizarre.
- Je suis juste un peu différente ? C'est ça ? Me répond-elle amusée.
- Oui, dis-je amusé moi aussi, on va dire ça.
Nous nous mettons alors à rire. La matinée se passe alors à jouer à l'extérieur et à visiter son grand jardin, sans qu'aucune fois le sujet des couches ne soit abordé.
Cela ne m'empêche pas d'y penser. Je me dis qu'après tout, chacun est libre d'aimer des choses différentes, et qu'il ne faut pas juger. Comme le disent ses parents, Constance ne fait de mal à personne. Et moi, je l'apprécie comme elle est.
Retour à l'histoire 🛏️ Constance Médical








